01.01.2011
... y'a des marins qui mangent ! (des sandwiches)

Après un petit détour d'une trentaine de kilomètres dans la banlieue d'Amsterdam pour trouver à garer le "hérisson", (<==click) nous voilà donc de retour sur la place Nieudemachin-là...
Il est 13 heures, l'estomac dans les talons, et le dictionnaire hollandais/anglais sous le bras, nous pénétrons dans le restaurant-café :
In de Waag (à l'âme...)

Endroit atypique, éclairé par 300 bougies, d'où la dominante jaunâtre sur les photos et le vague à l'âme !!
"300 candles" ! Et moi qui rechigne à allumer tous les soir les 16 bougies du restaurant l'Echelle à la Chaume !
La hauteur de plafond et les roul.. moulures laissent deviner un passé pour le moins... historique ! Coup d'oeil dans le guide :
" Sitting on the beautiful terrace, you have a terrific view on the busy Nieuwmarkt. Enjoy a cup of coffe with a piece of apple cake or a delicious lunch or dinner."
Ouai... Pour la culture faudra repasser. Et pour le lunch, se contenter de sandwich au stick de poisson surgelé, il paraît que c'est "comme ça" dans le nord de l'Europe. Le midi on mange... mal ! Pas de mépris ou de moquerie dans cette remarque, tout juste une sincère...compassion.
Bon appétit, bien sûr...
Passez-moi le ralenti

L'après-midi est consacrée à la visite des quartiers, à pied et au ralenti cette fois-ci.

Douce balade digestive avec cet intime sentiment d'innocence propre à tous les touristes. Cette candide découverte des lieux, ponts et batiments à la fois "merveilles extraordinaires" pour les uns et décors du quotidien banal pour les autres.

Mix d'architectures, de périodes, de modes et de chimères, entre l'art-déco d'un vieux studio de photographie au neo-bobo d'une enseigne de fringues rapées et trouées flambant neuves, l'imagination saute sur les genoux de l'histoire d'une ville d'art et de commerce.
D'un mensonge à l'autre.
Avec, ça et là, le rappel à la vérité populaire illustrée par d'autres images... intemporelles.
Celles que j'aime, en moi...










Ici comme ailleurs le Roi Négoce a depuis longtemps renversé le roi Négus. Je rentre dans un bureau de tabac (et oui, je fumais encore fin février de cette année là !).
Je demande du papier à rouler dans une langue inconnue, proche de l'anglais. Le vendeur me toise et ne semblant pas avoir trouvé de réponse à sa question me lance : "pour faire une cigarette ou un joint ?". Je lui répond : "pour cambrioler une banque". Il me tend du papier ordinaire.
Il arrive parfois que les hollandais aient bon goût. Notamment lorsqu'ils fabriquent du chocolat.
ou lorsqu'ils se nomment Jérome Bosch, Anton Geesing, Miep Gies, Mata Hari, Peter Post, Rembrandt, Rubens, Van Gogh, Veermer... Baruch Spinoza... Et quelques autres...

Bientôt le jour va tomber, lui aussi.

Nous quittons à regret et à moins le quart, nos deux amies et reprenons le métro pour reprendre le ccar, pour refaire la route vers le centre, pour retourner au camping de base, pour retrouver les canards et enfin faire la connaissance des propriétaires et leur payer notre court séjour.
Demain, on va à la mer.
















Commentaires
Salut les rescapés du givre (à voir, j'ai quelques doutes).
La verve de vos news est toujours aussi rafraichissante !
Ciao
Tony
Écrit par : da Rocha | 11.07.2011
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