02.01.2011
2 - Retour aux sources
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______________________________Accès rapide aux chapitres______________________
(!) Préambule D'où est-ce donc que je viens-je ? .................................................. OK 0 - Introduction Mon oncle d'Armorique.............................................................. OK 1 - Y croire pour le voir Hérisson, point des départs............................................ OK 2 - Retours aux sources Le Thouet à sa source, la cérémonie....................ci dessous 3 - Mille ans et demi Secondigny, Parthenay....................................................... OK 4 - Les pierres dont on fait les ponts Gourgé, St Loup, Airvault....................... OK 5 - Un cas dans la grotte St Jouin, Moncontour, St Généroux, Oiron ... en construction 6 - Mes saigneurs Thouars, Argenton, Mauléon, les Escoubleau ..... en construction 7 - La vallée des Rois Montreuil Bellay, Saumur, Foulques Nera........en construction
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Le nom Thouet a pour origine un hydronyme gaulois sur lequel les spécialistes n'ont pas trouvé d'accord. Il pourrait s'agir du mot "tava " signifiant :
Direction la ferme de la Pointerie, sur le territoire de la commune de Le Beugnon, près de Secondigny.

C'est là, à 225 mètres d'altitude que la réunion de 5 sources donne naissance au Thouet qui, 142 km plus tard, se jettera dans la Loire au niveau de la ville de Saumur.


Non loin de Coulonges-sur-l’Autize, se trouve un petit village qui répond au nom énigmatique, Le Beugnon.
Un patronyme communal qui serait issu selon la légende de « Benigna Onda », autrement dit l’onde bienfaisante. Ces vibrations positives, certains ont cru la retrouver aux abords d’une mare d’où le Thouet prend sa source. Ici sont captées des « good vibes » qui ont été mises sous cloche par une mesure de protection environnementale à l’initiative du Pays de Gâtine.


Ainsi, sur 3 ha est conservé ce havre de paix où des espèces rares végétales et animales peuvent vivre dans un espace protégé des agressions extérieures.
En lisière du pays de Mélusine,au bord de cette petite réserve d’eau sont ainsi encore présen-tes des espèces en voie de disparition comme la rosalie des Alpes, le martin-pêcheur ou encore la rainette arboricole.

Les amoureux de la nature et les chineurs d’espaces préservés trouveront donc en ce lieu la quiétude propice à la conservation ainsi qu’une fête annuelle, qui se déroule début septembre, durant laquelle l’éco-citoyenneté est mise à l’honneur.


Le point de jonction des 5 ruisselets (G), là où de cette communion se forme enfin la rivière du Thouet, est jalousement gardé derrière 5 bons rangs de barbelés électrifiés !
Après avoir rampé sous cet obstacle inattendu, et au bout d'une centaine de mètres, nous débouchons, Zano et moi, enfin devant une pièce d'eau d'environ 400 mètres de long sur 50 de large : la source du Thouet.
Interdite ?!?




... ou pour protéger la baignade de la Fée Mélusine qui se glissait hors de la mare ! ...Mais à peine l'avais-je reconnue... Le soleil se cachait... et la silhouette gracile avec lui, ne me laissant que le souvenir... d'un souvenir effacé, ... lui aussi.
Et dans le ciel, un étrange nuage en forme de hérisson qui masquait (en effet) depuis peu le soleil.

Zano me suggéra alors de faire un voeu !


... ni Mélusine non plus, d'ailleurs !

La fille-de-l'eau, ..........d'origine poitevine...



Il (Chevalier Raymondin, neveu du Comte Aymar de Poitiers) regarde alors à l’intérieur et voit Mélusine dans un grand bassin de marbre, avec des escaliers qui descendent jusqu'au fond. C'est un bassin rond de quinze mètres de tour environ avec des allées tout autour. Et Mélusine se baigne là. Raymondin la voit dans le bassin. Jusqu'au nombril elle ressemble à une femme qui peigne ses cheveux. Mais à partir du nombril elle a une énorme queue de serpent, grosse comme un tonneau, terriblement longue. Avec cette queue elle bat l’eau qui gicle jusqu'au plafond. Le Livre de Mélusine J.D'arras 1392

Selon la légende, la fée Mélusine aurait construit en une nuit le château de Lusignan (86) à l'époque sur les terres du comte de Poitiers. Elle obtient pour son mari Raymondin le lopin de terres que pourra délimiter une peau de cerf.
Rusée, elle fait découper la peau de cerf en fines lanières et obtient auprès d'un comte de Poitiers le domaine de Lusignan où a été construit sans doute le plus grand château-fort de France.

voir la suite :Mille ans et demi
3 - Mille ans et demi
Après une courte course au nord, la jeune rivière, hésitante et fragile prend la direction sud, sud-est et parvient enfin à Secondigny, sa première grande bourgade traversée.


Le château médiéval, rasé depuis longtemps, n'a laissé que son empreinte dans le tracé des rues; L'église Sainte Eulalie est le seul monument restant au coeur du bourg. Elle apparait au visiteur sous la masse imposante de son clocher en granit.
Le long de la voie qui reliait Parthenay à la Vendée, le bourg s'est développé grâce à la production des étoffes de laine dites tiretaines. Au début du XVIIIème siècle, Secondigny possédait encore 3 fabriques de tissus et 3 moulins à foulon.
La grande forêt domaniale de Secondigny, qui fournissait le bois des chantiers de marine de Rochefort, a longtemps soutenu l'économie locale. Le souvenir de cette production s'est estompé au profit de la culture de la pomme clochard, depuis le début du XXème.
plan d'eau des Effres à Secondigny





Parthenay
En arrivant à Parthenay, le Thouet a déjà sillonné la Gâtine d'ouest en est sur une bonne quinzaine de kilomètres. Ses eaux ont été gonflées à l'entrée de la ville par la Viette et le Palais, entre autres. Si la vallée du Thouet est peu profonde au niveau de Parthenay-le-Vieux jusqu'à la confluence avec le Palais, elle est en revanche beaucoup plus encaissée au niveau de la traversée de la vieille ville.

Le nom de Partenay apparaît au début du XIe siècle et désigne alors peut-être l'actuel village de Parthenay-le-Vieux. Les premières traces d'occupation humaine sur le site du château remontent autour des Xe et XIIe siècles.
Durant la première moitié XIIIe siècle (à partir de 1227), on voit les premières constructions à usage militaire. L'ensemble est fortifié les années suivantes. Le château subit encore des modifications au XVe siècle. Il est rasé en 1830.
Les ruines sont classées monuments historiques le 2 septembre 1994.
<== Château de Parthenay


La première dynastie de seigneurs locaux est dite des "Parthenay L'archevêque" car elle s'enorgueillissait d'avoir un ancêtre archevêque de Bordeaux.
cf dossier Josselin Archevêque de Bordeaux : fil_histoire11-20[1].pdf
Ces seigneurs étaient de puissants barons et contrôlaient une partie importante du Poitou, ce qui leur permit de se révolter souvent contre leurs suzerains les comtes de Poitiers, puis contre les rois de France ou d’Angleterre.
Si la légende relayée par Coudrette, un troubadour auquel le seigneur Guillaume VII de Parthenay, commanda le “Roman de Mélusine”, attribue la fondation du bourg et du château à la fée Mélusine, il faut plutôt y voir l'oeuvre des seigneurs de Parthenay Larchevêque.
<== Liste des Seigneurs de Parthenay
Le premier d'entre eux à être connu est Guillaume Ier, cité en 1012
Les possessions importantes des seigneurs de Parthenay en font rapidement une des plus puissantes lignées seigneuriales du Poitou, qui participe activement au développement des bourgs en Gâtine et à la mise en culture des terres autour des châteaux et des églises.
Ils s'engagent naturellement dans les guerres féodales de l'époque : ainsi en 1104, les armées poitevines et angevines s'affrontent devant Parthenay car le seigneur Ebbon est allié du comte d'Anjou Geoffroy Martel contre le comte de Poitou. En 1122, ce dernier prend la ville.
Liste des Comtes de Poitiers et d'Aquitaine===>

Comme dans beaucoup de villes médiévales, l’activité économique s’organise par quartiers. Du Moyen-Age au XIXe siècle, les tisserands et leurs ateliers s’installent au bord du Thouet, dans le quartier Saint-Jacques.
On y cultive des plantes tinctoriales, comme la guède. Les draps sont vendus sur les étals des maisons à pans-de-bois, et exportés dès le XIIe siècle dans toute la France.

Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle traverse la ville du nord au sud. Le souvenir du passage des pèlerins, nombreux dès le XIIe siècle, est encore très présent dans le paysage urbain.
Avant d’entrer dans la ville, ils pouvaient se recueillir dans l’église Saint-Jacques. Passant le pont Saint-Jacques et la porte de ville du même nom, les pèlerins remontaient la rue de la Vau Saint-Jacques, principale artère de la ville médiévale.
Echoppes et auberges s’ouvraient pour eux au rez-de-chaussée des maisons à pans de bois. ssddddsss Site Pélerin à Parthenay===>


Une autre activité artisanale est née de la rivière : les tanneries et les moulins à tan se regroupent dans le quartier Saint-Paul.
Le prieuré de Saint-Paul est fondé à la fin du XIe siècle par le seigneur de Parthenay pour favoriser le développement d’un bourg.
un site très sympa : L'échoppe d'Eowyn (Colmar). Pour tous les amoureux du Moyen Age. et du jeu historique, voire Heroic Fantasy... Je n'ai pas encore tout lu, mais ça m'a l'air bien documenté !
A voir====>

On n'a pas tous les jours 1000 ans !
Si il est quasi certain que les rives du Thouet ont été occupées dès le paléolithique (250.000 à 10.000 avt J.C.) la baronnie de Parthenay (vassale du Vicomte de Thouars) n'apparaît dans les textes en tant que telle qu'à partir de l'an 1012.
C'est ainsi que la ville séculaire, s'apprête l'année prochaine à fêter son millénaire !
Inutile de dire, qu'après avoir baptisé le hérisson à Hérisson, nous nous rendrons à Parthenay pour la fête !
<=== site de la fête du millénaire


voir la suite : Les pierres dont on fait les ponts















